Tour d’horizon des secteurs les plus dynamiques
- Alimentation locale et circuits courts
- Services à la population (aide à domicile, bien-être, digitalisation)
- Artisanat et métiers d’art
- Économie circulaire et réparation
- Tourisme de proximité et loisirs verts
- Numérique et services dématérialisés
- Construction et rénovation écologique
Alimentation locale : de la fourche à la table, la demande s’accélère
Les marchés de producteurs, la livraison de paniers, les magasins de ferme ou les boutiques zéro-déchet s’installent durablement dans le paysage du sud francilien. En 2022, près d’une entreprise sur cinq créée en zone rurale l’était dans le secteur alimentaire (source : Chambres d’agriculture France, rapport 2023).
À Ballancourt, l’ouverture d’une boucherie-traiteur valorisant exclusivement des éleveurs locaux a généré 3 emplois directs et impulsé une ruée de nouveaux clients sur le marché hebdomadaire. Ce type d’initiative prospère dans un contexte où 82 % des Français souhaitent consommer plus local (sondage CSA pour Marché de Rungis, 2023).
C’est quoi, un circuit court ?
On parle de circuit court quand il y a au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Cela comprend la vente directe (à la ferme, sur les marchés), mais aussi les paniers de producteurs livrés ou les associations type AMAP.
Services à la population : un vivier d’initiatives porté par la proximité
Personnes âgées isolées, jeunes familles, nouveaux arrivants : la demande en services s’étend du ménage à l’aide administrative, en passant par le soutien scolaire ou la livraison à domicile. Selon l’observatoire de la CRESS Île-de-France (2023), les secteurs des services à la personne et du maintien à domicile sont en croissance continue dans les territoires ruraux et périurbains.
- L’aide à domicile représente déjà plus de 2000 emplois sur le sud de l’Essonne.
- Le numérique rebat les cartes : la médiation digitale (accompagnement aux démarches en ligne, ateliers Internet pour seniors) trouve son public.
- Le bien-être (massages, sophrologie, médecines douces) se développe, dopé par la quête d’une meilleure qualité de vie.
Les collectivités soutiennent souvent ces initiatives via l’allocation de locaux, des subventions, ou de la mise en réseau (exemples : Concours "Mon idée pour le Val d’Essonne", aides de la Région Île-de-France).
Le retour de l’artisanat et des métiers d’art
Céramistes, luthiers, créateurs textiles... Les métiers d’art se redéploient, portés par la mise en valeur des savoir-faire locaux. Le Val d’Essonne accueille chaque année, lors des Journées Européennes des Métiers d’Art, une dizaine d’ateliers ouverts au public. Plusieurs intercommunalités proposent aujourd’hui des couveuses d’entreprise ou des ateliers partagés (comme à La Ferté-Alais), permettant aux artisans de mutualiser équipements et visibilité.
Économie circulaire : ressourceries et réparation, le modèle gagne du terrain
C’est un secteur moins voyant, mais en pleine évolution. Les recycleries ou ressourceries stimulent l’emploi local tout en favorisant le réemploi (mobilier, électroménager, textiles). D’après le réseau Répar’Acteurs Île-de-France, plus de 600 artisans réparateurs sont installés en zone périurbaine francilienne, un chiffre en hausse de 12 % sur 2 ans.
La communauté de communes Val d’Essonne accompagne ce mouvement via des locaux à loyers modérés et la mise en relation avec les plateformes régionales (ex : Répar’acteurs, Réseau ENVIE).